Lancement d’une campagne de promotion de la filière bois wallonne

La promotion de la filière bois locale s'est déjà dotée d'une marque «Bois local - Notre savoir-faire» à laquelle adhèrent actuellement une trentaine d'entreprises wallonnes.
La promotion de la filière bois locale s'est déjà dotée d'une marque «Bois local - Notre savoir-faire» à laquelle adhèrent actuellement une trentaine d'entreprises wallonnes.

Cette campagne non dénuée d’humour, qui sera déclinée dans les prochains jours sous la forme de spots à la télévision, en radio, sur internet mais aussi par le biais d’une campagne d’affichage dans des abribus, s’adresse au grand public en lui posant la question suivante : « pourquoi aller chercher ailleurs ce que nous faisons très bien chez nous ? ».

Un deuxième objectif de la campagne, soutenue par la Wallonie, est de mettre en lumière les ressources et savoir-faire wallons. Le point d'orgue de la campagne aura lieu à la Foire de Libramont (du 28 au 31 juillet) avec l'exposition aux visiteurs d'une maison entièrement réalisée avec du bois local (entendez wallon) qui fera office de «vitrine» du savoir-faire wallon.

La filière bois est en effet «une puissance économique considérable en Région wallonne» avec ses plus de 8.000 entreprisesn, 18.300 emplois directs et 556.200 hectares de forêts (un tiers du territoire de la Wallonie), comme l'a rappelé le directeur général de l'OEWB, Emmanuel Defays. «Mais il existe une très grande marge de progrès. Nous produisons chaque année environ 107.000 m3 de grumes (troncs coupés, NDLR) de sciage de hêtre en Wallonie mais on ne transforme chez nous que moins de 7% de ces grumes, soit 7.000 m3. Il y a là une progression très importante à soutenir», a-t-il illustré. Les principaux importateurs de grumes de hêtre wal lon sont la Chine, l'Inde et le Vietnam.

«Autre exemple: on compte environ 3.200 menuisiers travaillant le bois en Wallonie mais la majorité d'entre eux n'utilisent pas du bois belge». Une réalité qui s'explique en partie par un effet de mode et par une méconnaissance des utilisations possibles d'un bois comme le chêne, qui peut très bien convenir aussi pour du bardage ou la réalisation d'une terrasse, par exemple.

La promotion de la filière bois locale, qui s'est déjà dotée d'une marque «Bois local - Notre savoir-faire» à laquelle adhèrent actuellement une trentaine d'entreprises wallonnes, s'inscrit en outre dans les objectifs du gouvernement wallon de soutenir les circuits courts et l'économie circulaire.

Soutenir la transformation du bois local en Wallonie revient en effet à soutenir l'économie locale et la ruralité. «Nous sommes tous très choqués de voir de superbes grumes partir bien loin à l'étranger et revenir une fois transformées, avec la plus-value qui nous échappe lourdement», a conclu le ministre wallon de la Nature et des Forêts, René Collin, non sans souligner la très grande qualité du bois produit dans les forêts wallonnes.

(Belga)

Le direct

Le direct