Accueil Economie

La sécheresse d’août 2016 à juin 2017 reconnue calamité agricole

Ce 24 mai, le Gouvernement wallon a adopté en première lecture un avant-projet d’arrêté reconnaissant comme une calamité agricole la sécheresse d’août 2016 à juin 2017, délimitant l’étendue géographique de cette calamité et déterminant l’indemnisation des dommages.

Temps de lecture : 2 min

Ces conditions météorologiques, accentuées par une période de fortes chaleurs entre mai et juin 2017, ont eu des répercussions sur les récoltes. À la demande expresse des producteurs, les commissions communales ont constaté les dégâts aux cultures. L’estimation du montant total des dégâts globaux s’élève à 122.920.178,50 €. La somme totale théorique des aides envisageables représente un montant maximum de 15.243.001,56 €.

Conformément à la loi du 12 juillet 1976, les conditions à respecter pour qu’un événement climatique soit reconnu comme calamité agricole sont remplies :

– l’Institut royal météorologique a reconnu le caractère exceptionnel (période de retour supérieure à 20 ans) de la sécheresse pour 259 communes wallonnes. Les communes de Mont-Saint-Guibert, La Calamine/Kelmis et Raeren ne sont initialement pas reprises. Toutefois, vu l’ampleur de cet événement, le Gouvernement wallon procédera à l’examen des éléments de reconnaissance pour les 262 communes wallonnes ;

– le montant total des dégâts dépasse, selon les constatations des procès-verbaux des commissions communales, très largement le seuil de 1.240.000 € requis ;

– le montant moyen des dégâts par dossier est, lui aussi, nettement supérieur au minimum de 5.580 € requis ;

– les pertes évaluées, qui concernent principalement les prairies permanentes et temporaires ainsi que le lin textile, s’élèvent à 50 % (soit ici aussi au-dessus du minimum de 30 % requis) par rapport à une production normale.

Le projet d’arrêté prévoit donc l’indemnisation pour ces cultures. Selon le souhait du ministre wallon de l’Agriculture, René Collin, l’arrêté devrait être adopté dans les meilleurs délais, afin que les indemnisations soient payées dès que possible aux agriculteurs concernés.

A lire aussi en Economie

Lait : après la pluie, le beau temps

Economie Secteur sensible s’il en est, le lait semble toujours sur le feu. Jan de Keyser, spécialiste Agriculture chez BNP Paribas Fortis, l’a surveillé au cours de ces derniers mois. Pour livrer quelques impressions et esquisser l’une ou l’autre tendance.
Voir plus d'articles