Les premières victimes

Les premières victimes

Dans cette crise de la peste porcine africaine, maladie dont il est bon de rappeler encore et encore, qu’elle n’est contagieuse ni pour l’homme, ni pour les animaux autres que les porcs et les sangliers, chaque jour qui passe apporte son lot de nouveaux cas de sangliers porteurs du virus responsable, de «révélations» surprenantes pour certains – bien moins pour d’autres – au sujet de pratiques douteuses, de mesures contraignantes et même extrêmement douloureuses... Il est vrai que le nombre de personnes et secteurs visés est particulièrement élevé : éleveurs porcins, chasseurs, exploitants forestiers, communes concernées par la vente de bois, producteurs de sapins de Noël, bouchers, filière du gibier, industrie alimentaire… Et il est vrai aussi que l’enjeu économique et sanitaire est de taille XXL, et qu’une action concertée entre toutes les parties prenantes, rapide et sans faille doit être conduite, à tous les niveaux de pouvoir, du régional jusqu’à l’Europe. Il est en effet absolument vital de prévenir toute propagation de la maladie, mais aussi de rassurer nos concitoyens et les pays importateurs, dont plusieurs ont immédiatement suspendu leurs importations de nos productions porcines. Mais il est tout aussi impératif d’accompagner et de soutenir les premières victimes de cette énième crise à savoir les éleveurs de porcs, et en première ligne, celles et ceux qui exercent cette activité à titre principal ou complémentaire dans la zone dite infectée couvrant des dizaines de milliers d’ha dans le sud de la province du Luxembourg. L’avenir de 58 élevages s’est en effet brutalement assombri, plongeant du jour au lendemain de nombreuses familles dans l’angoisse quant à la pérennité de leur entreprise. Leur sort mérite évidemment autant d’attention que celui de l’ensemble du secteur.

M. de N.

Le direct

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