Pourquoi produire chez nous ce qu’on peut importer d’ailleurs?

Pourquoi produire chez nous ce qu’on peut importer d’ailleurs?

L’Apaq-W organisait le 19 mars son premier Workshop Business Club Focus Viandes qui avait pour thématique « La Viande dans toute sa splendeur ». L’objectif de ce Club ? S’ouvrir à toutes les entreprises agro-alimentaires en capacité d’exporter sur les marchés nationaux et internationaux et actives dans les secteurs de l’Horeca, du retail et des collectivités. L’occasion notamment de promouvoir l’image de notre agriculture, de ses productions et d’assister ces acteurs tant commercialement que techniquement dans l’exploration de nouveaux marchés et débouchés… Une soirée durant laquelle un nutrithérapeute a pu apporter une information toute en nuance sur notre consommation de viande. Si celle-ci peut être bonne ou mauvaise en fonction de qui la consomme, il est clair que le consommateur doit avant tout privilégier une viande de qualité à la viande transformée. Au vu de tous les échanges, je me sens conforté : s’alimenter, c’est avant tout faire preuve de bon sens… Évitons les excès, achetons local, de saison en laissant une place à la diversité des produits… C’est ce qui participe à la richesse de notre alimentation, mais qui permet aussi à notre agriculture de subsister C’est finalement un acte engagé que de privilégier l’achat de denrées produites localement et durablement.

Dans un même temps, la Rtbf diffusait, dans le cadre de son journal télévisé un reportage sur la déforestation importée engendrée par l’élevage chez nous. Il engendra une pluie de réactions d’éleveurs, de vétérinaires ruraux, de fédérations… sur les réseaux sociaux. Le parti pris par ce reportage n’est autre qu’un nouveau lynchage médiatique en bonne et due forme de tout un secteur qui n’avait certes besoin qu’on ternisse davantage son image. Une nouvelle attaque sans nuance, sans bon sens, qui polarise un peu plus l’audience.

Etonnée des réactions du secteur, l’ONG a voulu apporter une réponse nuancée en invitant les agriculteurs wallons à un dialogue pour trouver des réponses communes au bénéfice de l’environnement, la biodiversité et du bien-être des éleveurs.

Si pour le WWF, les agriculteurs wallons font partie intégrante de la solution, ce reportage a clairement porté préjudice à la filière.

Nombreuses sont ces associations environnementales qui militent pour des pratiques toujours plus durable, sans se rendre compte que l’agriculture wallonne s’en rapproche toujours davantage. Si produire mieux est un credo, la pression croissante exercée sur le secteur risque de le faire disparaître à petit feu. À croire que ces ONG font finalement le jeu de l’agro-industrie. De là à y voir un lien… Si le consommateur ne prend pas rapidement conscience de la richesse qu’il a à sa disposition, il sera peut-être bientôt obligé de composer son assiette d’aliments importés tant décriés auparavant.

Le direct

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