Les agricultrices, ces «Femmes d’aujourd’hui»

Les agricultrices, ces «Femmes d’aujourd’hui»

NON, le lait ne contient ni hormones, ni antibiotique ;

NON les vaches ne sont pas maltraitées ;

OUI, venez à notre rencontre, entrez dans notre magasin à la ferme qui va devoir s’agrandir et visitez notre bergerie qui abrite 200 brebis et plus de 300 agneaux heureux ;

OUI, venez à la rencontre des milliers d’enfants que nous relions à la terre dans le cadre de la ferme pédagogique.

Mais surtout, faites la connaissance de 2 de mes 4 filles qui sont aux commandes de la ferme et sont de vraies femmes d’aujourd’hui.

Car, finalement, je ne vois aucun article sur les femmes du monde agricole et sur la découverte fondamentale des gens de la TERRE.

La terre vous appartient autant qu’à nous. La seule différence étant que nous avons le savoir-faire qui nourrit tous ceux qui ne sont pas liés au sol.

Des accusations ou certitudes sans fondement sont DANGEREUSES et nuisent profondément à la confiance qui se réinstalle peu à peu entre le consommateur et sa source fermière de nourriture. Le circuit court est tellement meilleur pour les gens et pour la planète. Aidez-nous dans ce sens-là.

On a connu des scandales alimentaires, soit. Mais il y a des dangers bien plus redoutables qui arrivent, maintenant, d’au-delà de nos frontières.

« Le féminin le plus lu ». Accuser les agricultrices de notre pays qui le lisent de servir du lait « pourri », c’est oublier que nous vivons, au jour le jour, les contrôles les plus performants de la planète. C’est oublier que nos animaux ont droit à une vie sereine dans nos fermes. Nous partageons leur vie, ils partagent la nôtre.

Nos animaux et notre ferme ont été filmés par la RTBF : « Le Jardin Extraordinaire », « La clé des champs » et des vidéos de lancement de la foire de Libramont, RTC…

La campagne pour les « Iles de Paix » a été lancée chez nous. Cécile, une de mes filles agricultrice, est partie au Bénin pour rencontrer ses homologues africaines avec les journalistes de la presse écrite et télévisée. Les agricultrices africaines ont les mêmes objectifs et cette même envie de rendre la terre propre aux générations futures.

2.000 visiteurs aux JFO cette année ! Ces médias et tous ces visiteurs nous ont fait confiance, nous ne pouvons pas la trahir.

Altérer la confiance envers les familles d’éleveurs et d’agriculteurs, c’est permettre à l’industrie alimentaire d’avancer d’un pas de plus. C’est un choix.

Si la Fédération Wallonne de l’Agriculture a réagi, je tenais à prendre la plume au nom de toutes les agricultrices qui n’ont pas pu vous écrire.

Soyez les bienvenues dans notre ferme. Nous vous y attendons.

Monique

Lettre envoyée à

« Femmes d’aujourd’hui »

Le direct

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