Effet de serre: l’innocence bovine

Effet de serre: l’innocence bovine
D.J.

Première remarque interpellante ; l’effet de serre originel est issu à 90 % des nuages qui réfléchissent les infrarouges. Ils sont essentiels au maintien de la température moyenne de notre planète à 15º, sans eux, elle serait de moins 18º. Ces 33º d’écart ont donc permis la vie sur terre, curieusement l’implication des nuages n’est pas mentionnée dans l’étude citée ci dessus. Le SPW – AWAC cite donc les GES (Gaz à Effet de Serre) additionnels, ce sont eux qui sont responsables du réchauffement climatique. Ils sont émis par l’industrie, les transports, le résidentiel et… l’agriculture. Or l’agriculture existait bien avant le réchauffement climatique. Elle fait partie, avec les nuages de l’effet de serre originel . Les herbivores émetteurs de méthane existent depuis la nuit des temps, beaucoup de dinosaures étaient herbivores. Nous responsabiliser dans l’effet de serre additionnel ne se justifierait que si nous avions augmenté notre charge de bétail.

En 92, Lutgen père limitait cette charge à 4,5 UGB à l’ha. En 2020 la région herbagère liégeoise est limitée à 1.89 UGB ha. D’autre part une étude de 2018 commanditée par le Ministre Colin nous démontre que les prairies avec du bétail restent des puits de carbone qui absorbent une partie conséquente des gaz additionnels. Sachons également que, contrairement aux idées reçues, dans nos régions si la forêt peu stocker 153 tonnes de carbone à l’hectare, la prairie permanente peut en absorber 58 % de plus, c’est-à-dire 243 tonnes. Pour préserver ce précieux recyclage naturel du CO² par la pâture, il est impératif de laisser brouter les vaches et de cesser de culpabiliser sans cesse l’agriculture. Clamons haut et fort que le réchauffement climatique n’est dû qu’aux gaz additionnels issus de notre modernité et pas aux gaz originels issus de notre agriculture séculaire, qui bien gérée est un bel exemple de solution.

Gustave

Le direct

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