La récolte des pommes de terre est mise en péril par la sécheresse

La récolte des pommes de terre est mise en péril par la sécheresse

La sécheresse actuelle rend quasi impossible tout arrachage à moins de pouvoir irriguer ou arroser les parcelles. "Les mottes de terre dures et sèches endommagent les tubercules sur l'arracheuse et lors de la mise en stockage, ce qui compromet la qualité des tubercules et leur conservation dans les hangars", explique dans un communiqué la Fiwap.

Et les prévisions météorologiques ne laissent guère entrevoir d'amélioration sur ce plan puisque les estimations évoquent un minimum de 30 à 40 litres de pluie au mètre carré nécessaires pour améliorer sensiblement la situation. "Les prévisions n'annonçant plus de précipitations conséquentes à court terme, le secteur se reporte au 15 octobre au plus tôt pour voir les machines se mettre en route à grande échelle. On estime qu'à cette date moins de 15% des surfaces destinées au stockage seront arrachées, alors qu'en année normale plus de 75% de la récolte est terminée. Il restera donc plus de 60.000 ha à arracher. Si les conditions s'améliorent considérablement, les producteurs devront récolter en une période très courte (avant le gel), en travaillant quasi jour et nuit, malgré les nuisances que cela pourra entraîner (bruit, charroi...)", explique encore la Fiwap.

En outre, avec un rendement brut moyen estimé à moins de 43 tonnes à l'hectare en Belgique, soit 16% de moins qu'en 2015, la récolte 2016 devrait connaître le rendement le plus faible des 15 dernières années. La production belge n'est toutefois attendue en baisse que de 6% par rapport à 2015, "dans l'hypothèse où tout est récolté avant le gel", car les surfaces plantées ont augmenté de 12% cette année.

Pour ajouter au sombre tableau de 2016, la qualité des tubercules n'est pas optimale et les coûts de production ont été gonflés par la lutte contre le mildiou, qui a proliféré dans le sillage d'un moins de juin maussade. Selon la Fiwap, on estime que la culture des pommes de terre a d'ores et déjà coûté plus de 10% plus cher qu'en année normale.

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